lundi 30 mai 2016

Ma critique de Warcraft : Le commencement, de Duncan Jones.

Bonjour et bienvenue dans un nouveau Road Trip. Cette fois-ci, vous allez lire ma critique du film Warcraft : Le commencement, de Duncan Jones. Sachez d’abord que je ne suis pas un fan de l’univers de World of Warcraft. Je ne possède que quelques références grâce au jeu Hearthstone, mais ma connaissance du monde s’arrête au nom des races et à quelques personnages. J’allais à cette séance un peu forcé, car même si j’avais envie de voir le film, j’aurai préféré aller voir X-Men : Apocalypse. Et à la fin de la séance, mon avis est très, très partagé. Réaliser un film de l’envergure de Warcraft, dans un registre où le Seigneur des Anneaux s’est installé comme référence absolue, est assez courageux de la part de Blizzard, dont on connaît les talents en ce qui concerne les effets spéciaux et les images de synthèse. Mais je vais avoir du mal dans cet article à cacher ma déception générale. 


Arrivant dans la salle sans véritable attente, j’ai été projeté dans un univers où j’ai eu l’impression que rien ne m’était introduit ni expliqué. Comprendre les motivations des Orcs pour envahir Azeroth, le monde des humains, est assez facile, mais comprendre les origines du fel, de la magie, le pourquoi existe-t-il une Grande Alliance, comment le fel a agi sur le Gardien, pourquoi Kadgar est-il si important, pourquoi personne n’intervient sauf les hommes ?... Des centaines de questions sans réponses, ou pas assez claires pour que je les comprenne. 
En fait, on ne sait pas, et ce pendant tout le film, pourquoi et comment tout est mis en place. C’est comme si on enlevait au Seigneur des Anneaux sa scène d’introduction qui expliquait la chute de Soron et les anneaux de pouvoir. C’est exactement ce qu’il manque à ce film : Une longue scène d’introduction pour nous expliquer le contexte, pour nous dire pourquoi la paix règne, pourquoi les humains n’ont aucune connaissance de l’existence des orcs alors que l’on voit dès le début un combat entre un homme et un orc (comment Garonna pourrait-elle exister si un homme n’avait pas connu une orc ?...), pourquoi personne d’autre que les hommes n’interviennent si il y a une Grande Alliance pour défendre le Royaume ?


Ce film est frustrant. Terriblement frustrant. J’ai envie de l’aimer mais je ne peux que le critiquer et lui trouver des points faibles. Car ses faiblesses sont si immenses que même les points forts ne peuvent faire pencher la balance. Le scénario fonctionne mais reste très simple. Je ne vois pas d’ambition dans le scénario, ce premier opus a un début et une fin, et étant donné la simplicité du conflit et l’ignorance totale du spectateur du monde dans lequel il est plongé, je ne vois pas ce qu’une suite peut apporter. Il est clair qu’il sera malgré lui comparé au Seigneur des Anneaux, et pourtant Warcraft ne suit pas ce qui a fonctionné dans La communauté de l’anneau. A la fin du premier volet, j’attendais un cliffangher, une ouverture sur quelque chose de spécial, de tonitruant. A la place, j’ai eu droit au couronnement de Lothar. Même si j’apprécie le personnage et le jeu de Travis Fimmel (Vikings), cette scène de fin ne me donne pas envie d’aller voir la suite. A la fin d’un premier volet, j’aime pouvoir m’imaginer la suite, pouvoir me questionner sur ce qu’il peut se passer. Là, le film ne me le permet pas.

En bref, il me manque quelque chose. Un repère. Une carte. Des explications historiques. Nous sommes tous d’accord sur le fait que Blizzard a entre ses mains un univers incroyablement vaste et qui peut être passionnant, et c’était ce que je souhaitais voir, je souhaitais qu’on m’ouvre les portes de cet univers, et que l’on m’accompagne à l’intérieur. A la place, j’ai eu l’impression d’être jeté dedans et de devoir essayer de comprendre le pourquoi du comment par moi-même. C’est dommage. Je ne veux même pas me risquer à critiquer les personnages car je ne comprends pas la majorité d'entre eux.

Lothar, Les loups de givre, Guldan, et même le roi (Dominic Cooper) sont des personnages que j'ai apprécié. La romance entre Lothar et Garona est tirée par les cheveux, elfes, nains et mages inutiles, le gardien trop peu expliqué, le cube dans lequel rentre Kadgar arrive comme un cheveu sur la soupe... Je préfère ne pas me risquer plus à critiquer ces personnages.


Les points forts :

Je ne vais pas être mauvaise langue, il y a quand même des points forts assez agréables. Les effets spéciaux et la CGI par exemple. L’association CGI / Acteurs est très bien réussie, et les effets spéciaux généraux aussi. (Magie, batailles grandioses, paysages et lieux comme Hurlevent très beaux) La VF est également très réussie, et c’est devenu pour moi un point fort assez important quand on voit ce que le doublage peut faire à un film de qualité. La trame scénaristique autour de la problématique des orcs et du fel est assez intéressante et bien menée, dommage que la cohérence se perde à cause du manque total d’explications. Les références et la fidelité à l’univers de Blizzard est assez difficile à juger, mais n’ayant que peu de connaissances, j’étais ravi quand je reconnaissais des personnages ou des lieux connus (Guldan, loup de givre, Marteau du Destin…), ou même le cri des Murlocs qui je dois l’admettre m’a donné un grand sourire. La 3D fonctionne également plutôt bien.




Pour conclure sur ce premier Opus, je suis quand même curieux de voir la suite, pour voir si je serai toujours perdu, ce que je n’espère pas, ou si au contraire je pourrai enfin apprécier un univers que je respecte énormement. Pour moi, ce film est un échec, mais reste honnêtement un bon moment de divertissement si on ne veut pas se prendre la tête. Mais il devrait être plus que ça. Car l'univers peut nous offrir, et c'est certain, des films incroyables.

Voilà pour cette critique ! 
A la prochaine pour un Road Trip sur Spiderman ! :)

Grayson.

dimanche 29 mai 2016

Le mythe de Robin, Première Partie : Dick Grayson.


Bonjour et bienvenue dans un Road Trip un peu particulier ! Aujourd’hui, nous allons parler des Robin. Oui des Robin, les sidekicks du Batman.


Robin est un personnage très populaire dans la pop culture d’aujourd’hui. Tant pour son rôle parfois ridicule, comme dans Batman de 1966, que pour son rôle d’éternel partenaire du chevalier noir dans sa lutte contre le crime. Le Rouge-Gorge a des couleurs qui lui sont propres, reconnaissables entre mille. Et pourtant, après cet article j’espère que vous porterez un tout autre regard sur le « Boy Wonder ». Car derrière ce costume se cachent des personnages profonds à l’histoire aussi tourmentée que celle de Bruce Wayne lui-même. Je distinguerai ici quatre Robin : Dick Grayson (premier article), Jason Todd et Tim Drake (second article), et Damian Wayne (dernier article). J’introduirai le reste de la Bat-Family dans le dernier article également. J’expliquerai pour chacun d’entre eux leurs origines, leur évolution au fil du temps, la façon dont je les perçois, et pourquoi le mythe de Robin est si intéressant.

Parlons tout d’abord de celui qui a créé « Robin », le premier à en avoir revêtu le costume, et également mon personnage favori de tous les univers de comics et de pop culture confondus : Dick Grayson, personnage créé par Bob Kane et Bill Finger en 1940.


Origines et Histoire du premier Robin :


Les Flying Graysons
Richard Grayson est le fils d’une famille d’acrobates trapézistes performant dans le cirque Haly. Très doué, il commence à prendre part aux représentations à douze ans seulement. Lorsque la troupe s’installe à Gotham pour leur spectacle, les parents de Dick sont assassinés en pleine représentation, leur meurtre passé pour un accident, alors que la corde du trapèze avait été coupée. Dick a donc regardé ses parents mourir du haut du chapiteau, et depuis cette date s’est résolu à trouver le meurtrier de ses parents. Il s’en veut énormément de n’avoir rien pu faire, alors qu’il avait entendu un homme, Tony Zucco, menacer le gérant du cirque autour de problèmes d’argent. Cet événement définit, notamment dans le new 52, toute la quête de Dick, et ce qui le motive pour poursuivre sa carrière de justicier.
  
C’est là que Bruce Wayne entre en jeu. Ayant assisté lui aussi au meurtre des parents de Dick, il va le recueillir au manoir Wayne et le prendre sous son aile. Les motivations de Bruce n’étaient alors pas de faire de Dick Robin, mais bien d’aider un orphelin, lui-même étant devenu orphelin dans sa jeunesse. Cependant, la double vie de Bruce était source de frustration pour Dick, qui pensait que son nouveau mentor ne lui portait aucun intérêt, et il fuguait  la nuit pour en secret chercher le meurtrier de ses parents à Gotham. Pendant son enquête, il tomba sur Batman alors qu’il se battait contre des voyous. A ce moment-là, Dick ignorait toujours l’identité du chevalier noir, mais après avoir été sauvé par Batman une nouvelle fois dans une entrevue avec un associé du meurtrier de ses parents, Dick se réveille dans la Bat Cave face à Bruce, lui révélant ainsi son lourd secret.
  
Le costume fabriqué Par Dick 
Ainsi, comme on peut le lire dans la série Nightwing de Kyle Higgins, Dick devient le compagnon de Batman, et commence son entraînement. L’alliance entre Bruce et Dick était à l’origine fondée sur le combat contre l’injustice de Gotham, mais aussi sur la résolution de l’enquête sur le meurtre des parents de Dick. Le meurtrier s’avère être Tony Zucco, à l’origine un chef mafieux de Gotham tentant d’extorquer de l’argent au cirque Haly. Présumé mort peu après le drame, il refait surface plus tard, et Dick, qui est alors Nightwing, assistera à l’élimination de Zucco par un autre chef de mafia.

Reprenons. Dans le New 52, pendant son entraînement, Robin n’existait pas encore. Dick se contentait de rester à la Bat-cave et d’assister Batman dans ses interventions nocturnes. Mais pendant un face à face avec Lady Shiva, un assassin très réputée, Dick voit son mentor en difficulté et décide d’intervenir. Il revêt alors une armure de sa création et va au secours de Batman. Robin est né.

A l’origine, en 1940, et le numéro #38 de Detective Comics de Bob Kane, la figure de Robin avait été créée pour rendre le personnage de Batman moins sombre et moins violent, en introduisant un sidekick adolescent apportant un peu de joie à la série. Pendant toute la première année de Robin (Robin : Year One), Dick restait insouciant, et ne se rendait pas compte de la dangerosité de sa lutte contre le crime.
  
C’est pendant un combat contre Double Face que va se produire le premier tournant de l’histoire de Dick en tant que Robin. Dent avait capturé Batman et le procureur de Gotham. Robin, en essayant de les secourir, causa la mort du procureur car il n’avait pas anticipé un  autre piège de Double Face. Après s’être fait tabassé par Dent, les deux partenaires s’en sortirent, mais Batman décida de cesser leur coopération. Ou du moins, de ne plus travailler ensemble sans interruption. 
Dick s’éloigna alors peu à peu de Bruce, et forma un groupe de héros adolescents : Les Teen Titans. Leader naturel, il gardait même au sein de ce groupe le costume de Robin, avant de le rendre définitivement après une dispute avec Batman sur la façon de combattre le crime. Le costume de Nightwing apparaît pour la première fois en 1984, dans le numéro #44 de Tales of the Teen Titans. La création des Titans est le premier tournant de l’histoire de Dick, car c’est sa première véritable marque d’émancipation par rapport à Bruce.

A ce moment-là, Dick enchainait déjà les missions en solo en tant que Robin, et pendant une nouvelle intervention avec Batman contre le Joker, le clown lui tira dans l’épaule. Etant passé proche de la mort, cela força Bruce à mettre fin à leur collaboration, définitivement. Même dans leur vie privée, Dick avait 17 ans et souhaitait son indépendance par rapport à Bruce. Avec les Titans, il devenait plus qu’un simple partenaire mais plutôt un vrai leader. Là commençait également sa relation amoureuse avec Starfire, une des membres des Titans. Cette relation est assez importante dans l’histoire de Dick, comme  celle qu’il entretient avec Barbara Gordon/Batgirl.

Bruce aux côtés de Dick dans Batman : Silence

Nightwing : 

Dick abandonna le costume de Robin après ces évènements pour devenir Nightwing. Ce nom lui fût inspiré par Superman, lorsque Clark raconta à Dick une légende kryptonienne à propos d’un Dieu protégeant les innocents dénommé Nightwing. Après la mort du second Robin, Jason Todd, assassiné par le Joker, les relations entre Dick et Bruce étaient plus tendues que jamais. Pourtant, lorsque Tim Drake découvre sa véritable identité et lui demande de redevenir Robin, Dick va voir Bruce pour faire de Tim le troisième Robin. Dick endossa même le costume de Batman après que Bane ait cassé le dos de Bruce. Lors des nombreuses fois ou Dick a endossé ce rôle, il a notamment construit un duo inoubliable de héros avec Damian en tant que Robin.

L’histoire des aventures de Dick en tant que Nightwing serait trop longue à expliquer, mais par la suite, Dick renforça son rôle de leader en tant que Teen Titans ou chez les Outsiders. Les ennemis caractéristiques de Nightwing sont Deathstroke, Tony Zucco, Double Face, ou Jean Paul Valley/Azrael, qu’il combat à plusieurs reprises entre Gotham, New York et Blüdhaven, en tant que Nightwing ou Batman.


LE NIGHTWING DU NEW 52.

Dans le renouveau DC de 2011, après les événements de Flashpoint et la découverte du Multiverse, Nightwing revient avec un costume rouge. Son histoire est principalement orientée dans la découverte de la vérité à propos de ses parents, et plus tard de son rôle dans la Justice League. Dans la série Batman, on découvre qu’il joue un rôle important dans la storyline de la cour des hiboux et bien sûr lorsque le Joker retourne à Gotham. Dans la série Batman, en ce moment, et notamment dans Batman et robin Eternal, Dick joue le rôle de chef de famille en l’absence de Bruce, retournant de nouveau à Gotham en tant que l’Agent 37 de Spyral. Démasqué par le Syndicat du Crime dans les événements de la Justice League un peu plus tôt, Dick se fait passer pour mort. En secret, Bruce lui demande de mentir à toute la famille pour infiltrer Spyral, une société secrète dont le but est de découvrir les identités, les secrets des héros de ce monde. Dick abandonne Nightwing pour devenir l’Agent 37 de Spyral, agent secret, qui bénéficie d’un implant Hypnos pour masquer son identité et avoir certains pouvoirs de contrôle mental. La série Grayson est devenue en peu de temps l’une de mes séries favorites.




Pour moi, le personnage de Dick Grayson est l’archétype de l’impossible mais vrai. Dick a été introduit dès 1940 dans l’univers de Batman en tant que Robin, et sa création relève d’un défi qui paraît insurmontable : créer un personnage qui puisse évoluer aux côtés du plus grand héros de comics de tous les temps : Batman. Ce personnage est un chef d’œuvre, car il n’est pas qu’un simple partenaire. Son histoire, son évolution rendent Nightwing attachant, de là à le définir comme un Batman moins sombre. La construction de son identité autour de l’idée qu’il est le fils spirituel de Batman, du seul héritier légitime de Bruce Wayne, lui donne une dimension supérieure que tous les autres Robin. Tout cela, ajouté au fait que s’est créé autour de lui un véritable univers qui lui est propre, un univers qui a réussi l’exploit de s’émanciper de celui de Batman sans jamais s’en séparer complètement,  nous fait réaliser que Dick est un chef de famille au même titre que Bruce, un grand frère pour tous les Robin. Et c’est pour toutes ces raisons qu’il est devenu mon personnage favori. Car il a tout d’un véritable héros : un côté très sombre comme Bruce Wayne, qui contraste avec un style complètement différent, moins sérieux, plus humouristique, et même si Dick ne possède pas les talents de detective que Brruce ou Tim, je recommende à tous la lecture de Grayson de Tim Seeley et de Batman & Robin Eternal de Scott Snyder, qui retrace les origines de Robin.

En regardant d'autres héros de DC et Marvel, jamais un partenaire d'un héros n'a eu autant d'impact que Robin. Superman, Iron Man, Captain America, aucun personnage aussi symbolique que Batman dans le monde des comics n'a de sidekick. Robin est LA référence de ce rôle.

Côté comics :


Nightwing, de Dennis Oneil et Greg land. Récemment ré éditée, je suis en train de la lire. J Critique à venir.


New 52 Nightwing, 5 tomes, de Kyle Higgins. (Plusieurs dessinateurs dans la série dont Eddy Barrows) : La série en elle-même est très bien menée, beaucoup de problématiques sont abordées notamment autour du meurtre des parents de Dick. Le seul point faible est le dessin, car de nombreux dessinateurs se sont succédés et les graphismes sont parfois inégaux.


Grayson, Tim Seeley et Tom King, 2 tomes, Tome 3 à paraître : Le renouveau de Dick au sein de Spyral, une série d’espionnage sans perdre l’ambiance de Nightwing. Très beaux graphismes, les meilleurs de Dick à ce jour selon moi. 


Batman & Robin Eternal : Une série très complexe, où Dick retourne à Gotham pour assurer un rôle de grand frère au sein d’un Bat-Family enrichie. (Cassandra Caïn, Stéphanie Brown…)


Apparitions notables : Beaucoup de séries Batman : BATMAN de Scott Snyder et Greg Capullo, BATMAN KNIGHTFALL, etc..
Tales of the Teen Titans, The Outsiders..
New 52 Justice League Tome 6-7.


A la prochaine pour la suite de ces articles ! :)

Grayson.


mercredi 25 mai 2016

L’univers cinématographique de DC : Trop en retard et trop de précipitation ?

Marvel a depuis 2008 créée un univers cinématographique autour de ses héros si vaste et si réussi, avec des films à succès même sur des terrains ou on ne les attend pas (Les Gardiens de la Galaxie, Ant-Man…), qu’il semble difficile voire impossible d’essayer de rivaliser avec le géant de Disney. A première vue, DC a tout ce qu’il faut pour se mettre à la hauteur de son éternel rival : Batman, Superman, Green Lantern, et des méchants comme le Joker, Darkseid,  Sinestro,  Nekron… Tout semble propice à la création d’un univers ciné semblable à celui de Marvel. Cependant, le retard accumulé par la franchise et les quelques navets qui l’ont accompagné (Green Lantern est un navet, oui, on peut le dire…) sans véritable connexion entre les films est fort dommage. Bien sûr, il y a eu les Batman de Nolan, mais dans un univers qui leur est propre. Nous allons traiter ici de l’univers connecté que souhaite créer DC, notamment à partir de Batman vs Superman et de tous les projets annoncés.


Récemment, DC a révélé que Geoff Johns allait être à la tête de  son univers cinématographique. Cet homme, que l’on ne présente plus dans le monde des comics, responsable d’un renouveau incroyable de Green Lantern notamment, est peut-être le Joss Whedon dont DC avait besoin pour mettre ce projet à bien. DC a donc toutes les bases. Elles sont solides et prometteuses. Mais la prochaine étape sera clé dans la réalisation de leurs espérances : produire des longs métrages de qualité capables de rivaliser avec la vague de films à succès « Marvelienne ».


Personnellement, j’ai toujours été plus DC que Marvel, j’ai dévoré une pile monstrueuse de comics Batman, Nightwing (d’où mon pseudo), Green Lantern, Aquaman etc… Et voir que certaines franchises ne sont toujours pas exploitées au cinéma me fait un peu mal au cœur. Pourtant le projet maintenant lancé par DC est plus qu’attrayant, mais gare à ne pas trop se précipiter.
Car oui, le projet est beau, mais pour le moment, la réalisation nous laisse un peu sur notre faim. Batman vs Superman nous a fait monter dans un vrai ascenseur émotionnel. Deux heures fantastiques autour de leur duel et un débat profond et passionant, et une dernière demi-heure catastrophique à cause d’un Doomsday réduit à un méchant secondaire sans relief… 
Mais, dans son ensemble et malgré quelques petits points, j’ai tout de même adoré le film grâce à Batman, et à tout le sérieux, la profondeur de la problématique, la réalisation, l’adaptation incroyable aux comics de Miller, la violence et beaucoup d’autres points. Dommage de tout avoir gâché avec un combat final sans légitimité

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Le projet : Quelles armes face aux Avengers ?

Le Batman de Ben Affleck et son film solo va bien sûr être le fer de lance  du renouveau de DC. Tout le monde veut le revoir. Avec, s’il vous plaît DC, un Robin, pourquoi pas déjà un Dick Grayson sachant que c’est probablement Jason Todd qui sera l’intrigue du prochain film. Superman est déjà en place, et apparaît solide, sérieux et d’une rare et surprenante profondeur dans BvS. Mais il est plus intéressant d’étudier ce qui vient avec eux. Le reste de la Justice League.

Photo de tournage de Wonder Woman avec Gal Gadot

-     Wonder Woman : Son film est également prévu, le personnage apparaissant déjà dans BvS. Même si je n’ai jamais été un grand fan de Wonder Woman, notamment de son renouveau dans le New 52 (comics),  je dois admettre que sa courte apparition dans le film m’a agréablement surpris. Je pense quand même qu’elle a évolué dans l’ombre de Batman et de Superman. Un film solo ne peut que la projeter sur le devant de la scène et montrer, j’espère, grâce à un bon scénario, ce dont elle est capable, et de se hisser au niveau des deux icônes pour former ce « trio magique », clé de voute de la Justice League.

-          The Flash. Sujet très complexe que celui-ci. En effet, tous ceux qui regardent la série The Flash auraient je pense souhaiter voir Grant Gustin l’incarner au cinéma. Mais la problématique est bien plus difficile autour du speedster. Pendant la vision de Bruce Wayne, on voit Flash le prévenir. Lui dire de trouver les membres de la Justice League et de la former. Cette apparition, soudaine, ou on voit un Flash dans une armure qui peut nous faire penser à celle d’Injustice (récit ou Superman devient un tyran mondial ), aura-t-elle une réelle influence sur l’univers cinématographique de DC ? Je pense que oui. Cette vision fait partie de la trame qui va pousser Bruce à aller chercher les individus qu’on voit dans les dossiers de Luthor, et tout ce processus va bien sûr mener au film Justice League ou ils seront sûrement réunis face à Darkseid. Soulignons le rôle de Flash dans les comics. Dans Flashpoint, on se rend bien compte à quel point il peut être important pour l’univers que veulent créer DC.

La belle bande de Suicide Squad (Margot Robbie, Will Smith..)

-          Cyborg et Suicide Squad : Pour Cyborg, on a encore trop peu d’informations pour se prononcer. Mais les origines du personnage, liées à Darkseid dans le new 52, confirme peut-être la lente trame appliquée par DC. Pour Suicide Squad, les retours sont déjà fantastiques. Certains disent que DC aurait dû commencer par ce film plutôt que par BvS. Une Harley Quinn de Margot Robbie apparemment incroyable. Vivement la sortie officielle pour voir comment le film s’intègre à l’univers. Mais tous ces personnages pourraient de plus être des tremplins vers d’autres projets.

-          Un article entier sera prévu pour mes petits préférés : Aquaman et Green Lantern. ;)

Très clairement, on cerne le projet autour de ces personnages. Cependant un autre défi attend DC. On connaît leur tendance à réaliser des films sombres, d’une part car leurs personnages sont plus violents et sombres que ceux de Marvel, et d’autre part car il est impossible de faire autrement pour certains personnages comme Batman. Zack Snyder a d’ailleurs démontré son attrait pour cette ambiance particulière dans Man of Steel, et, pour moi, il a donné cette dimension supérieure au personnage, un personnage souvent traité trop simplement par le passé.
  
Mais cet aspect sombre est un défi en lui-même, car il faut réussir à convaincre l’opinion publique, réussir à attirer avec autant de violence, en comparaison avec l’univers plus accueillant de Marvel. Il est clair qu’entre un Spiderman adolescent et foufou, et un Aquaman effrayant et moins populaire que l’araignée, le choix des spectateurs est vite fait. Cela pose la question de savoir si les héros de DC seront à la hauteur de la phase 3, que j’ai décryptée dans l’article précédent. Marvel s’essaye à la violence de leur côté également : Deadpool, Rated-R, a eu un succès monstre, et j’attends de voir ce qu’un film comme le prochain Wolverine, lui aussi prévu -18, avec une ambiance plus froide que Deadpool, donnera sur grand écran.


Personnellement, cet univers plus sombre me convient très bien. Car l’adaptation n’en sera que plus réussie, notamment pour le Batman d’Affleck qui surpasse toutes mes attentes. Mais je comprends les appréhensions. Car un fait est inévitable : Même si leurs objectifs sont différents, les productions de DC et de Marvel seront toujours comparées, et survivre à cette comparaison sera très dur pour un univers DC en construction et déjà décrié face à un Marvel bien installé sur son trône.
DC a le potentiel, les héros pour concurrencer Marvel. Suicide Squad se présente un peu comme les Gardiens de la Galaxie de DC pour alléger un peu le sérieux de l’univers ciné.


Ainsi, DC peut compter sur des figures de confiance pour pérenniser leurs modèles : Geoff Jones, Zack Snyder… Tout pour réussir, mais gare à ne pas aller trop vite pour garder une cohérence et la qualité que l’on recherche quand on va voir un film comme Batman ou Superman. La précipitation pourrait engendrer des maladresses de scénario qui pourraient déstabiliser certains aspects, personnages, story lines. Ne surtout pas tout miser sur Batman, mais savoir équilibrer les point forts, faire oublier les points faibles.

Tel est le défi du DCCU !

A la prochaine pour un nouveau Road Trip J

Grayson.

lundi 23 mai 2016

MARVEL : CE QUI NOUS ATTEND EN PHASE 3 : Un défi insurmontable ?

On le sait, l’univers cinématographique de Marvel s’est transformé, depuis le premier Iron Man en 2009, en un véritable phénomène de mode, une industrie géante pondant des blockbusters plusieurs fois par an. Mais alors que la phase 2 vient de se terminer, et que la phase 3 est déjà source des plus grandes attentes, on peut à juste titre se demander si cet élan sera aussi réussi que l’ont été les deux premières phases. Civil War est le premier opus de cette nouvelle ère, et a définitivement clôturé la phase 2. Après Captain America : Le soldat de l’hiver, et avec un film aussi ambitieux que Civil War, il était difficile de placer la barre aussi haute.

 
CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR, Coup de poker réussi ?


Le principal point fort est que l’introduction à la phase 3 est pleinement réussie. A la fin de la séance, on redemande du Black Panther et du Spiderman, et tant mieux ! Leur film est déjà programmé. La transition vers un univers encore plus large se fait lentement mais sûrement. Moi qui adore Spiderman, la version de Tom Holland m’a beaucoup plu, un Peter Parker encore plus jeune, un peu fou, qui colle très bien au Spiderman des comics que j’ai pu lire, un peu dans la même veine que l’Amazing Spiderman des comics. Ant-Man, Vision, La sorcière rouge, autrement dit le renouveau des héros Marvel est bien mis en avant. (Avant-gout de la relation Vision/Sorcière Rouge ? J )

Là aussi. C’est un point fort : l’adaptation au livre d’origine. Civil War figure dans mon top 5 des meilleures story-lines de Comics. Ma série favorite chez Marvel. C’est un épisode monstre de l’histoire de Marvel, et il est sur le principe très risqué d’en faire une adaptation. Bien sûr, avant le film, on ne doit pas s’attendre à la copie conforme du scénario car ceci est impossible. En intégrant Civil War après Ultron et Le soldat de l’hiver, les frères Russo se sont pourtant très bien débrouillés. Une adaptation efficace à l’univers en place, sans oublier l’âme du livre.
Et c’était le principal défi du film. S’adapter d’une part au nombre grandissant de héros et d’autre part à Civil War à proprement parlé. La thématique est respectée, la problématique autour de la loi de recensement, ajoutée à celle autour de Bucky, pose les bonnes questions, et grâce à un script et des dialogues très bien écrits, permettent d’avoir deux points de vue parfaitement compréhensibles par le spectateur, notamment pendant le dialogue de la Tour Avengers. La prison 42 est une bonne alternative, efficace, à la zone négative des comics. Cependant certains points sont un peu rapides : La prise de conscience  de Tony avec Charles Spencer est pour moi un peu accélérée. A part certains petits points scénaristiques, Civil War est donc une adaptation très habile et efficace au MCU, même si bien sûr, le film a ses points faibles :

ATTENTION : SPOILERS EN APPROCHES.

On peut voir en Zemo le premier point faible. La psychologie du personnage est maniée à la perfection. Daniel Brühl le joue très bien. Il est très intéressant, et j’aimerai vraiment le revoir. Le seul problème, c’est qu’au milieu de tous ces événements, le manque de connaissances qu’on a de lui avant le film lui joue des tours. J’aimerai le revoir. Mais j’aurai aimé le voir avant. Son background est trop rapidement traité, on apprend ses origines seulement à la fin dans son face à face avec T’Challa. C’est dommage. Sa première apparition et sa VF sont réussies – le « Je m’appelle Zemo » est pour moi un moment fort du film-. Zemo, si on le revoit, aura la carrure d’un génie du crime face à des héros divisés.

Divisés ? Là est ma plus grosse déception, le seul point noir du film. Car elle nous donne l’impression d’un statu quo, que même après tout ce qui s’est passé, Tony et Cap restent potes comme jamais et si l’un a une embrouille, il appelle l’autre pour faire un nouveau Avengers et c’est réglé. Non. C’est dommage. J’espère que Civil War aura plus de répercussions sur la psychologie des personnages que ça ! Surtout avec un Thor qui va revenir et qui va faire face à ces nouvelles rivalités.

Bien sûr j’ai beaucoup parlé des défauts. Mais Civil War est réalisé de mains de maîtres par les frères Russo qui ont insufflé le même esprit que le soldat de l’hiver. Cela reste un grand moment de divertissement, des effets spéciaux maîtrisés, un script et un scénario géniaux grâce aux comics, des nouveaux personnages supers etc... Un film à voir, très certainement. Civil War se hisse au niveau des meilleurs films Marvel, à savoir Cap 2, Iron Man et Avengers. (classement personnel :p )


Que doit-on alors de la phase 3 ?


Black Panther et Spiderman : Homecoming sont bien sûr les deux volets que l’on veut voir en sortant de la salle. J’ai hâte de voir ce que Marvel va faire de la franchise Spiderman, qui est enfin de retour à la maison. Stan Lee a récemment approuvé la version de Tom Holland, donc on ne peut qu’être impatients ! C’est aussi un grand plaisir de voir enfin Black Panther sur le devant de la scène. Et la scène post générique donne envie de se projeter au Wakanda. Pour Ant-Man, je suis partagé. J’ai relativement apprécié le film et j’ai adoré son apparition dans Civil War. Quant à Dr Strange, son premier trailer en jette, et s’il est bel et bien lié à la dernière pierre d’infinité, le film risque d’être encore plus excitant.

J’attends énormément de Thor : Ragnarok. D’une part, je ne sais pas quel angle Marvel va aborder, surtout quand on voit les personnages au casting. Je ne pense pas qu’ils puissent faire de Skurge un grand vilain si Loki n’est pas présent, et la story-line Ragnarok est trop vaste pour un seul film Thor. J’attends non seulement Loki, mais aussi l’introduction des pierres d’infinités, de Thanos. Le film sort un an avant la première partie d’Infinity Wars, et avec un Thor qui n’est pas sur terre, c’est la meilleure façon d’introduire cette nouvelle dimension à l’univers cinématographique, avec bien sûr... Les gardiens de la Galaxie : Volume 2. Un premier opus sensationnel, inattendu, qui pourrait bien nous sensibiliser avec plus de rigueur aux pierres d’infinités et à Thanos et ses sbires. (J’espère aussi que la bande son sera aussi géniale.)

La problématique autour de la phase trois est donc simple : Marvel va-t-il être capable d’intégrer autant de héros en vue d’Infinity Wars, et l’ensemble aura-t-il une cohérence avant tant de personnages que nous aimons à développer ? Rien que dans Civil War, il était parfois difficile de se situer. Alors avec Thor, Hulk, Dr Strange et peut-être les Gardiens de la Galaxie, je comprends pourquoi Infinity Wars sera en deux parties, et j’espère que le train ne perdra pas quelques wagons, car négliger des personnages serait dommage. Un bon script et des personnages maîtrisés sont deux choses clés, réussites à merveille dans Le Soldat de l’Hiver, mais là est le défi herculéen de Marvel : La quantité augmente, mais la qualité suivra-t-elle ?


Voilà pour cet article, n’hésitez pas à réagir dans les commentaires et sur Facebook J
En lien, une petite scène coupée d’Avengers annonçant un peu les pierres J




A la prochaine pour un nouveau Road Trip !

Grayson.

dimanche 22 mai 2016

SUICIDERS, la nouvelle grand série chez Vertigo ?

Quoi de mieux pour commencer qu'une présentation de comics ! J'ai récemment découvert cette nouvelle série : Suiciders, de l'énorme Lee Bermejo au scénario et au dessin et Matt Hollingsworth aux couleurs, publié pour le label Vertigo-Urban Comics/Dargaud. Lee Bermejo est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles je me suis intéressé à cette série. C'est un dessinateur très renommé, ayant notamment travaillé sur Batman : Noël, 100 Bullets ou plus récemment la série Batman/Superman. Il est également connu pour son Joker. Pour Matt Hollingsworth, je ne le connaissais pas avant de voir qu'il avait travaillé sur Preacher et Hellblazer. Quelques raisons de plus pour me lancer dans la lecture ! :p

La couverture plutôt badass

"Entre les murs de New Angeles, seuls les plus forts ont une chance de survivre. Tandis que les habitants vivent au rythme de la violence et de la pauvreté, une nouvelle forme de divertissement fait son apparition : des combats à morts de gladiateurs devenus machines de guerre, les Suiciders. Parmi eux, le Saint s'est donné la mission de nettoyer la cité des indésirables et ainsi rebâtir les fondations d'un monde meilleur. Mais l'homme aussi a ses secrets et certains pourraient remettre en cause ces nobles motivations."

La preview, longue mais pas trop, accompagnée d'une couverture plutôt badass donne déjà envie. C'est la première série Vertigo que j'ai le courage de commencer dès sa sortie, même si j'avais déjà été attiré par Scalped ou 100 bullets. Certes, aux premiers abords, les problématiques semblent être du déjà vu, une dystopie post-apocalyptique comme on en voit souvent, pourtant Suiciders apporte une analyse très bien ficelée de ces sujets très complexes à développer dans un univers pour le moment  un peu restreint.

Commençons par une analyse graphique. Les dessins et designs des personnages, principaux comme secondaires, parfois exagérés mais pas excessivement, sauf peut-être au niveau de leur musculature, offrent un univers à la fois sombre et regorgeant de détails. Le premier contact est donc réussi, mais étant donné que je e suis pas un expert, je ne vais pas m’attarder sur ce point :p.

Parlons de cette intrigue. Se projeter dans une société aussi inégalitaire que celle de Suiciders est chose difficile. Pourtant, l’opposition entre la richesse et les privilèges capturés par une élite et la pauvreté de la majorité, tout cela dans un Los Angeles ravagé par un tremblement de terre, est très réussi, car Lee Bermejo démarque bien ces deux univers diamétralement opposés, et n’apporte aucune confusions. L’intrigue autour de qui tirent les ficelles et la psychologie du Saint, le personnage principal, est très profonde, puisqu’elle regroupe à la foi la recherche d’une identité perdue et le rôle qu’on lui impose dans la société, rôle dont il est dégouté et qu’il ne veut plus assumer. Cet esprit de rébellion transforme le Saint au cours de l’histoire, car il apparaissait relativement antipathique dès les premières pages pour ensuite devenir un véritable mystère. Ce retournement est l’un des points forts de ce tome 1. Car les deux histoires développées en parallèle, entre le Saint et la société de privilèges d’une part et l’autre personnage (qui reste une énigme) et la  pauvreté d’autre part, permettent d’englober de très nombreux sujets, car tous les maux de la société y sont présents : corruption, inégalités, quête d’identité, exode des plus pauvres (passeurs) etc…
 Les combats de gladiateurs, véritable attraction de ce New Angeles détruit, doit être interprété au-delà de simples combats à mort, car tous les détails qui les entourent les rendent symboliques aux yeux des deux blocs de la société. Des mafias recrutant des combattants pour se faire de l’argent, la mystérieuse organisation derrière les combats « pros »... De plus, le réalisme des combats donnent de très belles planches sur lesquelles on peut rester quelques minutes pour regarder tous les détails.



Ce qui est excellent, c’est que énormément de détails restent dans l’ombre, et que l’on peut s’imaginer plein de scénarios possibles. La véritable identité des protagonistes, le « pourquoi » et le « comment » sont-ils arrivés là, sont encore dans l’ombre et c’est tout ce qui est excitant dans ce premier tome. Avec assez de recul et une seconde lecture, on se rend vraiment compte que Lee Bermejo n’aborde pas ces sujets d’une façon classique ou facile, mais très profonde et détaillée.
Evidemment, je ne veux pas spoilé quoique ce soit mais ce tome 1 est une mine de questions et de problématiques autour de sujets très complexes, mais si on ne veut pas se prendre la tête, c’est quand même une bonne lecture avec de bons graphismes et des bonnes bastons ;). Le fait d’avoir transformé ces sujets de cette façon est pour moi source de grande satisfaction, et mon esprit a beaucoup fonctionné, au contraire de certaines autres séries un peu simplistes.



Voilà pour ce premier article, j‘espère qu’il vous aura plu et donné envie de lire Suiciders ! Réagissez si ça vous fait plaisir ! J




Suiciders, Tome 1, de Lee Bermejo et Matt Hollingsworth, Urban Comics Vertigo, à 15 euros.
                                                                                                                                     




Grayson.